Bienvenue sur Le BlOg De MoOk

Mes Chers Lecteurs,


Je vous souhaite la bienvenue sur "Le BlOg De MoOk", un petit espace anonyme, un petit blog perdu au milieu de centaines d'autres blogs, sur lequel vous avez eu la chance de tomber.

Je vous y conterai ma vie au quotidien, j'essaierai de vous expliquer au mieux comment je vis avec le syndrome d'Asperger.

Pour cela, vous pourrez vous balader librement à travers les différentes catégories:


- Les catégories concernant le Syndrome d'Asperger: 

  1. Le Syndrome d'Asperger (généralités)
  2. Le Syndrome d'Asperger - Témoignages 
  3. Le Syndrome d'Asperger et la recherche d'emploi

Je vous y présenterai à ma façon le syndrôme d'Asperger, et la façon dont il influe sur les différents domaines de ma vie. Ces catégories lui sont réservées, et je parle de lui de façon directe, mais n'oubliez pas qu'il est néanmoins présent de façon indirecte dans toutes les autres catégories.

 

- Au Quotidien : vous y trouverez des actualités concernant la vie du blog, ou d'autres concernant la vie du globe qui me touchent.


- Maman Mook : Je vous parlerai de la personne la plus chère à mes yeux, celle qui me fait avancer, qui me donne une raison de me battre et d'avancer, ma fille. Vous pourrez découvrir, avec autant de bonheur que moi, son évolution au fil des mois.

Je vous transmettrai également mes petits trucs et astuces, l'expérience que m'apporte le rôle de Maman.


- Grossesse en Solo : J'ai commencé ce blog lorsque j'étais enceinte, et cette catégorie y conserve une place privilégiée. Vous pourez y lire la façon dont j'ai vécu ma grossesse, et la façon dont j'ai vécu la solitude durant cette période si importante dans la vie d'une femme.


- Mook-Voyages : Vous trouverez dans cette catégorie mes récits de voyage.

Fille d'hôtesse de l'air, j'ai eu la chance de pouvoir faire quelques voyages magnifiques. Le voyage est même devenu une passion... changer d'endroit, changer de langue, changer de coutumes... Ne plus être différente à cause du syndrôme, mais simplement à cause de la culture. Je regrette de ne plus pouvoir voyager.


- Disco-Mook : Des mélodies, au fil de mes émotions.


- Citations : Des citations, au fil de mes émotions.


- N'oubliez pas de visiter les Albums Photos , dans lesquels je mettrai mes photos de voyages, et puis des paysages, des portraits, des instants de vie... au fil de mes émotions.

  1. Clair-Obscur et Paysages 
  2. Fleurs et Animaux
  3. Fête des Lumières
  4. Quebec 2008
  5. Inde 2006
  6. Voyages
  7. Espagne 2008
  8. Italie 2008


"Le BlOg De MoOk" est anonyme et je n'ai pas informé mes proches de son existence.

J'aimerais que tout le monde puisse le lire, mais personne en particulier.

C'est donc à vous de le faire vivre, lecteurs de passage ou fidèles lecteurs.


Je vous souhaite un agréable moment sur "Le BlOg De MoOk", en espérant qu'il vous donnera entière satisfaction.

 

Sommaire

Pensez à consulter le SOMMAIRE pour mieux vous repérer !!!

Samedi 26 novembre 2011 6 26 /11 /Nov /2011 22:23

Depuis toute petite j'ai une affection particulière pour les chats. J'ai eu des dizaines de chats de gouttières, et ma vieille Mouni, aujourd'hui âgée de 18 ans, est à mes côtés depuis mon 9e anniversaire.

 

De temps en temps, on avait une portée de petits chats, et j'adorais ça! Je passais mon temps après eux, à les observer, à les porter, à les câliner... Si à l'époque on arrivait enocre à les donner en faisant le tour des villages, il faut bien avouer que leur sort est vite devenu incertain.

Ma vieille Mouni quand à elle n'a fait qu'un seul chaton lors de sa première portée, et sa 2e gestation s'est très mal passée elle a failli perdre la vie et a été stérilisée. Au début de ma grossesse, j'ai fait stériliser la 2e minette qu'il me reste (Elvis, 5 ans, fille de Zaza recueillie à Metz en 2005 et portée disparue quelques mois après la naissance d'Elvis).

Mais depuis très longtemps, je gardais dans un coin de ma tête l'idée d'avoir un jour, un couple de Sacré de Birmanie et de pouvoir leur faire faire des petits de temps en temps.

Je pense que l'acquisition d'un animal de race peut être un acte plus réfléchi (finance oblige) que l'adoption d'un animal X qu'on croise chez Pierre Paul ou Jacques car il a laissé trainer sa femelle non stérilisée, et on peut donc esperer que les abandons ou maltraitances s'en verront réduits. Attention, je ne tire aucune généralité!!! Je sais qu'il y a heureusement de nombreuses adoptions qui se soldent par une histoire d'amour éternelle, et des animaux de races lâchements abandonnés et maltraités (et ne parlons même pas des conditions de vie des animaux dans les élevages intensifs...)

 

Enfin bref, tout ça pour dire que je me lance dans l'aventure Sacré de Birmanie, et la belle Goa de la Chevaudière est arrivée à la maison le mois dernier.

Femelle Blue Tabby Point, née le 05 Juillet 2011

Pour le moment, je profite du petit chaton joueur qu'elle est! Bébés ou pas, on verra ça l'an prochain!

 

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Par Mook - Publié dans : Au Quotidien
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Samedi 26 novembre 2011 6 26 /11 /Nov /2011 21:52

... qui continue de pousser et d'égayer les jours de ceux qui croisent son chemin.

 

Ma fille est un trésor vivant, et j'espère pouvoir l'aider à développer au mieux cette belle personne qui est en elle.

 

Qu'elle ne soit jamais pervertie par ces valeurs matérielles qui priment dans la société, et qu'elle reste toujours humaine et aimante (bien qu'il faille désormais un certain pouvoir matériel pour réaliser une oeuvre aussi charitable soit-elle...).

 

Comme je l'ai certainement déjà dit dans ce blog, à la fin il ne nous reste rien, si ce n'est le souvenir des rencontres extraordinaires qu'on a pu faire. Le sentiment d'avoir aimé.

 

 

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Par Mook - Publié dans : Maman Mook - Communauté : Parents 'Nature'
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Samedi 26 novembre 2011 6 26 /11 /Nov /2011 21:15

... de glorieux à vous raconter.

Je me dois quand même de vous donner quelques nouvelles.

 

Début octobre, j'ai envoyé mon dossier de demande d'AAH et de PCH à la MDPH

La commission a eu lieu il y a quelques jours, et je devrais toucher l'AAH d'ici peu.

En revanche, il m'ont refusé la PCH pour le motif "vous ne réunissez pas les critères d'attribution relatifs aux capacités fonctionnelles établis par la legislation en vigueur". Ma psy m'a expliqué qu'ils attribue la PCH aux personnes qui ne peuvent pas faire leur toilette seules, etc...  mais les gens qui ont besoin d'un coaching social pour pouvoir trouver un emploi, voire même prendre en charge certains aspects de leur vie (administration, téléphone, relations sociales et amicales), on s'en fiche. 

Enfin, ce n'est pas grave la présidente de l'association qui s'occupe de moi a dit que même sans PCH elle ne me laisserait pas tomber, et qu'on referait une demande dans quelques temps.

Pour l'AAH je dois vous avouer que je ressens un grand soulagement, de savoir que ma situation deviendra un peu moins précaire qu'avec le RSA, au moins pour pouvoir continuer à nourrir ma fille le temps de trouver un emploi (je l'espère).

 

Avec l'association, j'ai passé des tests pour l'emploi, pour savoir vers quel domaine il vaut mieux que je m'oriente compte tenu de mes difficultés. Je sais déjà que c'est dans le domaine administratif , genre emploi de bureau, mais j'attends des résultats plus précis avec impatience.

 Et par conséquent, vous imaginez bien que j'ai abandonné toutes les pistes que j'avais soulevées après l'obtention du CAP.

J'abandonne ma branche....

 

Coté perso, j'ai quitté mon appartement début novembre et je me suis installée chez mon copain en ville. Il a un tout petit T3 et comme on a chacun un enfant, on est vraiment serrés... Ca fait donc 2 mois qu'on cherche une maison, et entre celles qui ne nous conviennent pas et les refus à cause de ma situation c'est assez compliqué. Sans compter que cette installation commune me fait perdre le RSA (heureusement j'ai envoyé mon dossier pour l'AAH au bon moment!), et que mes affaires sont éparpillées au quatre coins du département (dans les granges ou grenier chez ma mère et chez les parents de mon copain...)

 

Pour résumer, je suis dans une période de remise en question, de doutes et d'incertitude très angoissante.

J'ai perdu toute confiance en moi, à peine si j'ose sortir seule de l'appartement.  J'ai de plus en plus de crises d'angoisse en conduisant en ville (mon copain a  eu un retrait de permis de 4 mois et c'est toujours moi qui dois conduire, pour aller visiter les maisons, ou chercher le petit à l'école, etc...).

Je sais que je vais devoir me remettre sur pied tout doucement, prendre le temps de trouver un emploi qui puisse me convenir et ne pas m'engendrer trop de stress, ne serait-ce qu'à mi-temps, et puis gravir les échelons petit à petit pour réussir un jour enfin à avoir une situtation "acceptable" d'un point de vue social. (par acceptable je n'entends pas une aisance de revenus, mais simplement ne plus courir le risque de me faire lyncher dans la rue car je vis aux "crochets" des autres... Avec les chaines douteuses empreintes de haine qui circulent sur les réseaux sociaux, c'est vrai qu'on a du souci à se faire)

 

Bon, j'espère vous redonner des nouvelles très rapidement, car je ne demande qu'à sortir de cet écueil.

Par Mook - Publié dans : Le Syndrome d'Asperger et la recherche d'emploi - Communauté : Le Syndrome d'Asperger
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Samedi 26 novembre 2011 6 26 /11 /Nov /2011 20:49

Je ne veux pas donner l'impression de m'enfermer dans le négatif, alors disons qu'en ce moment je traverse une (longue) période plutôt (très) sombre, et à ces trois mots je réponds: foutaises !!!

 

Alors bien sûr j'ai évolué, progressé, je me suis adaptée...

 

- Je ne reste plus muette quand on me pose une question, non, je dis deux ou trois mots.


- Je ne marche plus sur la pointe des pieds avec les avant bras relevés, j'ai adopté une posture moins grotesque.


- Je ne balance (presque) plus de choses blessantes dans une conversation, j'essaie de faire attention et de me mettre à la place des autres.


- Je ne refuse plus en bloc les formules de politesse parce qu'elles sont illogiques, j'ai apprivoisé une attitude "passe (presque) partout"


- Je ne me cache plus sous la table quand le boucher klaxonne devant la maison, forcément puisque je ne vis plus dans ma maison d'enfance... non, maintenant, je reste sans bouger et sans faire de bruit quand quelqu'un sonne à l'improviste.

 

Y'a pas à dire, y'a de l'évolution!!!

 

Vous voulez que je vous dise dans quoi je vois cette évolution moi? Ca se résume simplement, au temps qui passe. Prendre de l'âge, faire des expériences, acquérir des responsabilités, et plus que tout, acquérir la CONSCIENCE de ce qu'on est.

Et vous voulez que je vous dise avec quoi ça rime à mes yeux? Avec SOUFFRANCE.

 

Il n'y a AUCUNE adaptation dans le syndrôme d'Asperger, on pourra 100 fois aller chercher une baguette de pain à la boulangerie, 100 fois ça nous engendrera le même stress.

 

Je peux connaitre vos formules de politesse et vos codes sociaux par coeur, ça n'empêchera pas que je sois INCAPABLE de les appliquer le moment venu.

 

 

Je suis nulle à chier, et j'en ai conscience. Je souffre. Je vis une vie pourrie, de plus en plus suffocante. Un mot à ajouter concernant votre "adaptation". Plus je prends de l'âge, plus le stress m'est insuportable, et plus je me renferme. Les belles années sont terminées. Qu'en est-il pour moi? Un déchet de la société. Bientôt bonne à jeter aux ordures.

Par Mook - Publié dans : Le Syndrome d'Asperger - Témoignages - Communauté : Le Syndrome d'Asperger
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Mardi 26 juillet 2011 2 26 /07 /Juil /2011 15:18

J'ai finalement été admise au CAP petite enfance, grâce à d'excellentes notes à l'écrit et à l'épreuve de cuisine/ménage qui ont rattrapé la catastrophe à l'oral et à l'épreuve des poupons. Je m'en suis sortie avec une moyenne de 11,3/20.

 

Et maintenant?

 

Plusieurs voies s'ouvrent à moi:

 

- Chercher du travail en crèche, ce qui ne me motive guère après les appréciations que j'ai reçues à l'issue de mes stages. Ne sait pas communiquer, ne sait pas travailler en equipe.

Pour réussir dans cette voie là, je pense qu'il vaut mieux attendre d'avoir un soutien et un accompagnement . Ce sera bientôt en cours d'acquisition grâce à l'association dont j'ai parlé il y a quelques mois, je vais bientôt envoyer le dossier de demande auprès de la MDPH.

 

- Devenir assistante maternelle, ce qui implique d'obtenir l'agrément et m'installer dans un logement plus grand. Actuellement je suis très motivée par cette voie, car cela me permettrait en plus de pouvoir continuer à m'occuper de ma fille sans la faire garder. J'espère juste que mon dossier MDPH ne posera pas trop de problèmes pour obtenir un agrément.

Dans le même style, devenir assistante familiale serait l'idéal, car c'est à peu de choses près ce que j'ai toujours rêvé de faire.

 

- Recommencer une formation. Plein d'idées qui m'ont traversé l'esprit cette année.

 

Le plus réaliste: passer en un an une licence professionnelle "accompagnant de personnes avec autisme et troubles apparentés", mais ça ne se fait que sur Paris, et je ne sais pas comment m'organiser pour vivre la-bas avec ma fille.

 

Passer un concours d'entrée en école d'orthophonie, et faire quatre ans d'école d'orthophonie. Pour le concours, je vais me confronter à la même galère et la même phobie des examens que pour le CAP mais en pire. Et puis encore une fois, comment m'organiser pour vivre dans une grande ville avec ma fille.

 

Terminer mes études de psycho. Toujours le problème des examens et des grandes villes.

 

Enfin voilà, des pistes à explorer, des pour et des contre à peser. Et toujours continuer à marcher avec mon point d'interrogation au dessus de la tête, tel un couperet.

 

Par Mook - Publié dans : Le Syndrome d'Asperger et la recherche d'emploi - Communauté : Le Syndrome d'Asperger
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Mercredi 20 juillet 2011 3 20 /07 /Juil /2011 13:09

 

J'ai passé ces deux derniers mois à travailler afin d'être au point pour passer mon examen du CAP.

 

Les epreuves se sont deroulées ainsi:

 

30 Mai: épreuve écrite  - prévention santé et environnement

1er Juin: épreuve écrite - prise en charge à domicile

9 Juin: épreuve orale - accompagnement éducatif de l'enfant (entretien s'appuyant sur le rapport de stage)

9 Juin: épreuve pratique - techniques de service à l'usager (cuisine et ménage)

17 Juin: épreuve pratique - prise en charge à domicile (soins, gestes de premiers secours, etc...)

 

Les écrits, niveau troisième, se sont évidemment très bien passés, même si j'avais le souffle court et une boule au ventre en me dirigeant vers la salle d'examen le premier jour... Cela faisait bien longtemps que je n'avais pas passé d'examen.

 

Je me rongeais les sangs depuis plusieurs mois en songeant à l'épreuve orale.

La veille de cette épreuve, je m'entrainais à éplucher et couper des pommes pour l'épreuve pratique de cuisine, et n'y parvenant pas comme je l'aurais voulu j'ai fait une crise d'angoisse. Je suis partie en pleurant dans la chambre, et j'ai décidé que je n'irai pas passer les épreuves. Une tristesse infinie s'est alors emparée de moi, le sentiment d'un echec de plus, de tous ces efforts accomplis dans l'année pour finalement n'arriver à rien, de ce syndrome, ce handicap qui m'empechera toujours de pouvoir rêver quelque avenir que ce soit. J'ai eu envie de me faire du mal. J'ai commencé à me taper la tête contre le mur, mais mon copain est arrivé pour tenter de me calmer. C'était insoutenable alors je hurlais, je le frappais de toutes mes forces. Il a fini par m'immobiliser et une immense douleur m'a crevé le coeur. Etre ainsi incapable de mouvement, sur ce lit comme dans la vie... J'ai fini par pleurer encore quelques temps seule dans la chambre, avant d'accepter mon echec.

J'ai appelé ma mère pour lui dire que je n'irai pas passer les épreuves. Puis j'ai prévenu ma soeur et ma cousine que je n'irai pas à Paris ce week-end (j'étais invitée à l'anniversaire de ma cousine), car je n'aurais aucune raison de faire la fête. Elles ont tenté de me remotiver pour aller à l'examen, ma cousine m'a donné ses trucs et astuces avant les réunions. Je connais déjà tout ça par coeur mais bon... Penser à ma cousine qui a l'angoisse de parler en public et qui est finalement devenue responsable de magasin, m'a redonné une once d'optimisme. Et puis j'ai finalement refusé de voir les efforts que j'avais accomplis dans l'année anéantis stupidement. Je me suis dit que tout le monde avait raison, qu'il valait mieux que j'y aille, quitte à m'enfuir si c'était insoutenable, plutôt que de ne pas y aller du tout.

J'ai donc continuer à me préparer, jusqu'à 2 heures du matin j'ai préparé mon petit exposé sur mon rapport de stage. Je me suis entrainé à le réciter devant mon copain. Cela devait durer 10 minutes, j'arrivais à tenir 5 minutes, je trouvais ça déjà satisfaisant. 

 

Je me rends sur le lieu d'examen le matin à 9h30, et j'ai le temps d'échanger quelques phrases avec les deux autres candidates libres qui passeront toutes les épreuves en même temps que moi.

Puis une femme du jury arrive, je serai la première à passer.

Je la suis et m'installe, puis elles me disent tout de suite:

"Vous devez nous parler de vos stages pendant 10 minutes. Parlez nous surtout de vos activités, car en ce qui concerne les structures on vient de lire votre dossier..."

Comment réduire à néant tout ce que je m'étais entrainée à faire la veille. Je ne savais pas du tout quoi dire, alors j'ai tout de même tenté de faire l'exposé que j'avais préparé, mais je l'ai réduit de façon catastrophique, pour finalement finir par enchainer trois phrases de façon ridicule.

Cela a du durer 30 secondes, puis je suis restée sans rien dire. Elles ont alors dit "bon, on va passer aux questions, parce que...."  et trois petits points de suspension qui font bien comprendre l'ampleur de la catastrophe...

Je me suis debrouillée tant bien que mal pour répondre aux questions, mais sous l'effet de l'angoisse je ne parvenais plus à reflechir correctement. Et puis comme d'habitude, je me contentais de réponses brèves, incapable d'argumenter ou de parler plus de quelques secondes d'affilées...

Je suis sortie de là avec une terrible envie de pleurer, sachant pertinemment que ce que j'avais fait était ridicule. Mais bon, au moins je ne m'étais pas enfuie, et rien qu'en soi c'était déjà une sorte de victoire.

 

L'épreuve de l'après-midi c'est plutôt bien passée. Ce n'était pas le même jury que le matin, et elles nous ont tout de suite mis à l'aise. On devait faire une compote de pommes et effectuer un balayage humide dans un couloir.

J'ai eu un peu de mal à m'organiser sous l'effet du stress, mais le résultat final était bon.

Je suis sortie avec une sensation de soulagement et de satisfaction.

 

Je ne me suis pas trop tracassée dans la semaine précédant la dernière épreuve. Changer des couches, faire la toilette, on peut dire que depuis deux ans je sais le faire. J'ai également acquis les bases du secourisme depuis plusieurs années. Mais je savais tout de même que ce serait difficile pour moi de parler à des poupons comme si c'était de vrais enfants, tout cela sous l'oeil pas forcément bienveillant du jury.

Je m'y suis présentée en ce vendredi 17 Juin, et j'ai d'abord eu la désagréable surprise de découvrir que c'était le même jury que pour l'épreuve orale.

On devait effectuer le change d'un nourrisson de 4 mois, puis aller aider une petite fille de deux ans qui s'étouffait pendant son goûter.

Après quelques minutes de reflexion sur le sujet, on a commencé à préparer les affaires pour effectuer le change.

Je me sentais très mal, l'angoisse était si intense que je voyais les choses comme à travers un rouleau de sopalin (cela m'arrive parfois, je ne vois que ce que je dois voir à un instant précis, et je ne vois rien de ce qu'il y a autour).

Une fois tout préparé, les autres filles avaient déjà toutes pris leur poupon, je me jette sur le premier que je vois sur une commode et j'entends "votre bébé est en train de dormir, c'est peut-etre mieux dans un lit!!!" Ah oui effectivement, il restait un poupon dans un lit...

Je vais effectuer le change. Pendant ces cinq minutes insoutenables, j'entendais les autres filles parler à leurs poupons de façon presque gaga, et j'étais incapable de sortir le moindre mot. J'ai seulement réussi à lui dire un timide "je te laisse là, je reviens" en le mettant dans son transat une fois changé.

En nettoyant le plan de travail, j'entendais les autres candidates faire des transmissions imaginaires aux parents, ou faire semblant d'appeler les pompiers avec un téléphone imaginaire, etc... Le genre de chose que je suis incapable de faire, même en famille sous forme de jeu.... J'ai fini de nettoyer mon plan de travail et l'angoisse est à son paroxysme, je ne sais pas comment faire ces transmissions imaginaires... Je me tourne vers le jury et m'entends dire quelque chose du genre "où est l'autre enfant?"... J'avais donc décidé de faire l'impasse sur les transmissions. On me répond "et bien, vous avez lu votre sujet, où est-il censé être?" En train de goûter évidemment... Je dois me tourner vers cette table ou sont accoudés tous ces horribles poupons, que je n'avais pas voulu voir autrement que du coin de l'oeil de façon brouillée... Je me sens paralysée.

Je dis à la femme du jury que je ne me sens pas bien, elle me dit de m'asseoir un peu, ce que je fais immédiatement. Et puis je n'ai pas réussi à reprendre le dessus, je suis restée assise là en attendant la fin de cette epreuve insurmontable. J'entendais les autres filles continuer à appeler leurs pompiers. La femme du jury m'a dit qu'il me restait quelques minutes si je voulais terminer mon epreuve, mais qu'après j'allais devoir sortir pour permettre aux autres candidates de passer. Tout s'est finalement terminé, et je suis sortie sans même trouver la force de dire aurevoir.

 

Les résultats devaient être communiqués le 8 Juillet, pendant ces trois semaines j'ai alterné les moments où je me terrais dans mon trou sans voir personne, et ceux où je faisais la fête en buvant plus que de raison, afin d'oublier que j'étais incapable de faire quoi que ce soit.

 

Par Mook - Publié dans : Le Syndrome d'Asperger et la recherche d'emploi - Communauté : Le Syndrome d'Asperger
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Vendredi 29 avril 2011 5 29 /04 /Avr /2011 21:20

07 au 13 MARS 2006:

Le jour se lève doucement, nous laissant découvrir les paysages de l’ouest du Karnataka à travers les fenêtres du bus.
Les vaches sacrées errent un peu partout, je crois qu’elles sont, après les hommes, les principales habitantes de ce pays. Le linge sèche, étendu devant chaque petite habitation, bien souvent de petites maisons au sol rouge et aux murs jaunis. Partout la terre est rouge-orangé, parsemée de dizaines et centaines de cocotiers.
Nous sommes enfin arrivés à Kundapura, petite ville aux couleurs chaudes et aux rues sablonneuses, où se côtoient d’innombrables petites boutiques de vendeurs de fruits.
Pour le breakfast: buns and chai à l’hôtel Sharon, puis direction la small house de FSL où va se dérouler la semaine d’orientation.
C’est une petite habitation typique, au sol rouge et murs jaunis. Il ya une entrée, avec le bureau de FSL et une étagère pour mettre les chaussures: en Inde, on entre pieds nus dans les maisons. Ensuite trois pièces côte à côte: une petite pièce centrale et deux petites chambres de chaque côté, accueillant chacune quatre personnes. Ensuite, une sorte de longue pièce menant à la cuisine sur la droite, et à la salle de bains sur la gauche. Puis enfin, on arrive sur une petite terrasse dehors.
Je me suis installée dans la chambre de gauche, avec Kentaro, Gwen et Francesca. J’ai hérité de la couchette au dessus de Kentaro, à droite de la porte d’entrée. Nous avons de la chance, notre chambre est la seule à avoir une petite fenêtre, qui laisse passer les rayons du soleil ainsi qu’un peu d’air frais si précieux.
Je me suis allongée sur ma couchette, et j’ai commencé à me demander ce qui m’était passé par la tête quand je me suis embarquée dans cette aventure… Je voyais tout le monde nouer déjà les premiers liens, et je me sentais incapable de discuter en anglais. Difficultés relationnelles à la base, doublée du manque de pratique d’une langue étrangère. Je pensais que cela serait peut-être plus facile de créer des liens dans une langue étrangère, mais il semblerait que ce soit faux...
Nous avons pris le lunch, et comme de coutume depuis deux jours je n’avais pas faim, commençant à me demander si je ne devenais pas anorexique.

 

La semaine d'orientation:

Le premier après-midi de cette semaine d’orientation a commencé fort, avec le mémorable jeu « éléphant-girafe » puis les « Name Game ». Ensuite petit debriefing sur les pratiques et la bouffe indienne, puis visite sur le « Turtle Project » à Maraventha Beach.
En découvrant cette plage, j’ai enfin ressenti pour la première fois un certain bonheur à m’être lancée dans ce projet. Tout le monde semblait tellement heureux, riant, humant l’air du grand large…
J’ai pris dans mes mains une petite tortue qui essayait d’avancer à tâtons, puis nous avons piqué une tête tout habillés. La température de l’eau m’a beaucoup surprise, c’était la première fois que je ne ressentais pas la différence entre l’eau et l’air. Elle était même presque plus chaude que l’air. Maraventha n’est pas ce que l’on pourrait appeler une plage pour touristes, habitée par de vieux pêcheurs et quelques familles bien conservatrices.
Des petites écolières sont arrivées, nous ont posé l’inévitable question « What’s your name? » et « What’s your country? » avant d’aller jouer au bord de l’eau avec Aurélie, une fille belge volontaire de FSL. Je les ai rejoint, elles nous ont appris des chansons et nous ont fait tournoyer dans le sable, c’était si amusant de les voir rire comme cela.
A 19h nous sommes rentrés. Le trajet en bus a vraiment été agréable, je sentais l’air tiède sur mon visage et voyais des dizaines de petits feux allumés dans la nuit; les odeurs de nourriture me rappelaient les fêtes estivales dans mon cher pays natal. Si seulement mes amis pouvaient être là avec moi, nous serions au paradis.
Le dîner a encore été léger pour moi, puis les indiennes de FSL sont venues nous faire un Indian Welcome: gros collier de fleurs blanches et tilak sur le front pour une photo collective, puis tatouages au henné. Nous faisons partie de leur famille à présent.


Le lendemain, la journée a commencé par la leçon de Kanada de Joy, indien de FSL de bonne humeur permanente, ayant toujours un mot pour rire. Le Kanada est la langue parlée dans la région du Karnataka. Ca donne par exemple: please = dayavittu / thank you = dhanyavada.
Après-midi debriefing sur l’Inde et son histoire, avant de partir pour un agréable petit voyage au fil des backwaters.

Le reste de la semaine s’est déroulé avec cette base de leçons de Kanada et de debriefing sur les points importants à savoir lorsqu’on vient en Inde, et la visite de temples, de projets FSL, et de moments à la plage. Pendant les soirées nous avons appris à connaitre les anciens volontaires qui sont sur les projets depuis un mois ou plus. Nous avons fait une soirée au restaurant, et le samedi nous avons même passé la nuit à la plage. Le dimanche nous avons eu un cours de cuisine chez Rangita, une indienne de FSL. Le soir mes collègues de semaine d’orientation qui avaient leur projet à Bangalore sont repartis, seules Gwen et moi sommes restées…

 

Album Photo Inde 2006

Par Mook - Publié dans : Mook-Voyages
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Jeudi 28 avril 2011 4 28 /04 /Avr /2011 21:50

06 MARS 2006:

Le jour a commencé à se lever, et j’entendais des milliers de chants d’oiseaux étranges.
Gerrit s’est levée, a pris sa douche et est sortie. Elle semble avoir un moral d’enfer, elle s’est déjà installé son petit train de vie.
Me retrouvant seule, j’ai décidé de me lever aussi, d’essayer de sortir un peu et de ne pas rester à ruminer des pensées obscures.
Le premier contact avec une douche indienne m’a refroidit, c’est le cas de le dire: un filet d’eau froide coulant à même le sol des toilettes où se côtoient les araignées, les fourmis et les blattes…

J'ai retrouvé Gerrit et nous sommes allées prendre le lunch dans le petit restaurant de la cour de l’hôtel. A vrai dire, je n’avais pas tellement faim depuis la veille… En attendant mes plats je me suis amusée à regarder les indiens manger avec leur main, et je me demandais ce qu’ils pouvaient bien y avoir d’aussi étrange dans leurs verres. Ca ressemblait à une sorte de sauce tomate graisseuse avec des morceaux de je ne sais quoi…

Puis nos Parotha sont arrivés, sorte de petite crêpe frite avec quelques légumes à l’intérieur. Gerrit avait aussi demandé une sorte de coulis d’épinards dont je ne sais plus le nom, étrange d’aspect mais assez agréable de goût.
Un gros papillon bleu est venu tournoyer au dessus de nous.

L'heure du départ est vite arrivée, nous sommes allé chercher nos bagages, et nous avons arrêté un rickshaw pour qu’il nous conduise à l’office de FSL. L’air tiède qui m’arrivait dessus était comme un cadeau divin dans cette chaleur insoutenable, et la découverte des rues de Bangalore était plutôt amusante. Des dizaines de motos alignées  aux feux entre lesquelles nous zigzaguions, des gros camions bennes oranges ou jaunes qui klaxonnaient à tout va, des bus truffés de gens, des hommes se risquant à traverser la rue en transportant une échelle, des ribambelles d’enfants courant et sautant, des femmes en sari, etc.
15heures. Après une petit quart d’heure nous sommes bien arrivées à l’office, et nous avons rencontré quelques uns des volontaires déjà arrivés depuis un mois ou plus. Trois françaises, des autrichiens, des japonais, etc. Présentations, échanges de quelques explications puis notre groupe de nouveaux volontaires s’est petit à petit retrouvé au complet. De ma droite vers ma gauche, tous assis autour de la table: Gwen une anglaise de 56 ans, Anne une hollandaise de 18 ans, Gerrit ma petite autrichienne de 21 ans, Bernard un autrichien de 21 ans, Kentaro un japonais de 25 ans, et Francesca une allemande de 21 ans.
Bernard et Kentaro échangent quelques propos sur les films japonais, Kentaro semble avoir des difficultés à maîtriser l’anglais, ce qui personnellement me rassure.
Bérénice et Susana, les référentes, ont commencé à nous expliquer où nous allions aller et comment allait se dérouler notre semaine d’orientation, puis sur quels projets nous allions travailler ensuite. Pour ma part, il s’agit d’une école pour enfants handicapés, dans un petit village proche de Kundapura où nous allons pour la semaine: Japthi School.
En attendant de prendre le bus à 21h30, je suis restée un peu seule dehors. Des gamins jouaient dans les ordures et il recommençait à pleuvoir. La ville me rend morne, et la perspective de rester dans un petit village le long de la côte ouest m’enchante.
Nous avons pris un premier repas tous ensemble: chapati - riz et sauce - raïta, puis nous sommes partis prendre le bus.
Deux jeunes chiens beiges jouaient ensemble, et une vieille femme enrubannée dans un sari poussiéreux est arrivée. Voyant que l’on contemplait les chiens, elle nous a fait signe que c’était elle qui les nourrissait. Elle était si fière. Puis elle a joint ses mains et nous a fait un « namaste » à chacun.
Le bus est arrivé, nous nous sommes dirigés pour mettre nos bagages dans le coffre et là… la serrure était bloquée! Les chauffeurs ont passé une demi-heure à mettre des coups de pied et des coups de barre dedans.

Finalement, on y est arrivé, et les dix heures de route nocturnes ont commencé.
Je me suis retrouvée à côté de Kentaro, et nous nous sommes réciproquement montré où nous habitions au Japon et en France, sur sa « map magique » qu’il emporte partout.
Tout le monde s’est endormi petit à petit, malgré les secousses nous projetant d’un côté à l’autre du siège. Les routes indiennes sont vraiment en piteux état, et lorsqu’on entreprend un trajet il ne faut pas espérer une moyenne de plus de 50km/h .
Une pause pipi à deux heures du matin nous laisse découvrir l’ambiance nocturne des routiers indiens. La musique orientale nous transporte le temps de boire un chai ou un coffe, et c’est reparti.

 

Album Photo Inde 2006

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Mercredi 27 avril 2011 3 27 /04 /Avr /2011 21:26
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Mardi 26 avril 2011 2 26 /04 /Avr /2011 21:45

05 Mars 2006

 

L’Inde ne fait pas de manières, elle se livre entièrement à nous dès le premier instant, nous enveloppe, nous emporte dans son tumulte.

Il est deux heures du matin. A peine descendue de l’avion, la chaleur, les odeurs de curry m’ont envahie, ainsi que les innombrables chauffeurs de taxi, porteurs de bagages, cherchant à gagner quelques roupies.

Une coupure de courant dans l’aéroport a provoqué le silence pendant quelques secondes, puis tout a repris son cours comme si de rien n’était.

Je me suis dirigée vers la sortie, ne sachant ni où ni comment, j’ai enfin aperçu le panneau de FSL.

Il pleuvait à torrent, et la jeune femme qui m’attendait m’a tout de suite demandé de la suivre. En quelques secondes j’étais ruisselante, courant dans l’eau sablonneuse que l’on avait parfois jusqu’aux chevilles. Elle m’a présentée au jeune homme chargé de me conduire à l’hôtel, nous avons encore couru jusqu’au rickshaw et l’aventure a commencé.

Le rickshaw s’est faufilé à toute vitesse entre les bus, les camions, les motos, les vélos, donnant parfois un coup de volant pour éviter quelques piétons.

A plusieurs reprises nous avons dérapé sur des gigantesques flaques d’eau bouchant toute la route. J’ai bien cru que nous allions nous aplatir sur un trottoir ou un mur… Mais nous sommes arrivés à bon port, « Airlines Hotel » où FSL m’avait réservé une chambre. La grille était fermée et nous avons dû escalader.

Le jeune homme qui m’accompagnait m’a expliqué des tas de choses en anglais, j’ai seulement compris le prix de la chambre pour une nuit: 270 roupies, et l’endroit où je devais me rendre le lendemain: FSL Office at Isolation Hospital.

Sur ce, il m’a dit de suivre le porteur de valise jusqu’à la chambre, m’a donné une tape sur l’épaule en me disant « So, have a nice stay in India », et il a disparu…

Nous avons longé un couloir sordide, où des gens dormaient par terre devant chaque chambre, allongés sur de simples nattes de paille. Le porteur s’est arrêté devant la chambre 28 et a frappé. Une demoiselle blonde à moitié endormie a ouvert, écarquillant les yeux et se demandant bien qui je pouvais être. Je ne sais même pas ce que j’ai dit, mais en quelques secondes je me suis retrouvée dans la chambre et le porteur avait disparu.

La demoiselle se prénomme Gerrit et elle vient d’Autriche.

Je bafouille un « I don’t speack very good English » et Gerrit sourit. Nous avons tout de même réussi à échanger quelques phrases: nous irons ensemble demain à Isolation Hospital, et ni elle ni moi ne sachons sur quel projet nous allons travailler. Apres cela nous nous sommes endormies.

Je ne voulais surtout pas me réveiller, et ne pas penser. Je me forçais à rester endormie.

 

 

ALBUM PHOTO INDE 2006

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